Présidentielle 2022 : Emmanuel Macron dénonce « la dérive autoritaire » de Marine Le Pen, qui réplique en moquant sa « fébrilité »

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Live terminé

Le président candidat était mercredi l’invité du « 20 heures » de TF1, tandis que la candidate du Rassemblement national présentait son programme en matière de politique étrangère.

Fin de ce direct, merci de nous avoir suivis !

C’est la fin de ce direct consacré à l’élection présidentielle 2022. Merci de nous avoir suivis. Il reprend demain matin aux alentours de 7 h 30. Nous espérons vous y retrouver !

Ce qu’ils ont dit, ce qu’ils ont fait… La journée politique dans l’œil du « Monde »

Tous les jours à 19 heures, Le Monde vous fait le récap’ de la journée politique. Au menu, aujourd’hui : Emmanuel Macron lorgne l’électorat de Jean-Luc Mélenchon tandis que Marine Le Pen a vu sa conférence de presse sur la diplomatie perturbée par une militante d’EELV :

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Emmanuel Macron promet de « continuer à baisser les impôts dans le quinquennat qui vient », sans « monter la dette »

« Je continuerai de baisser les impôts dans le quinquennat qui vient », a promis Emmanuel Macron sur TF1, invité dans le « 20 heures ». « Je vous le dis les yeux dans les yeux. Quand je parle à nos compatriotes en leur disant” regardez ce que je viens de faire pendant cinq ans”, j’avais pris l’engagement de baisser les impôts. Je l’ai fait. J’ai même été au-delà de mon engagement, malgré les crises, malgré les difficultés. Les impôts baisseront », a-t-il insisté.

Pour autant, « il est hors de question de monter la dette », assure M. Macron. « Je veux que dans le quinquennat qui vient, nous commencions à la rembourser et donc il n’y a qu’une seule façon de faire : aller plus fort sur l’économie », a prôné le président sortant.

Comment y parviendra-t-il ? « En baissant le chômage de la même manière que nous l’avons fait dans les cinq ans est quelque chose qui rapporte l’équivalent de 35 milliards », a commencé par dire Emmanuel Macron. Deuxièmement, en reculant l’âge de départ à la retraite, cela rapporterait neuf milliards d’euros, selon lui. Enfin, le candidat a enfin défendu sa volonté de « faire des économies sur l’Etat en continuant à numériser, à simplifier et à enlever de la bureaucratie ».

« La société est devenue plus violente », estime Emmanuel Macron

Questionné sur l’augmentation du nombre de victimes de coups et blessures, Emmanuel Macron a estimé que « la société est devenue plus violente à peu près partout en Occident ». « Si on est justes et qu’on regarde les chiffres, les cambriolages, les vols, etc., ont baissé fortement et les violences sur les personnes ont augmenté, en particulier, les violences intrafamiliales », a-t-il déploré.

« Ce quinquennat était pour partie un quinquennat de réparation. Donc durant ce quinquennat, nous avons tenu les engagements que j’ai pris. Nous avons recréé 10 000 postes de policiers et de gendarmes. Donc, ce n’est pas du jour au lendemain qu’on les crée, ce n’est pas du jour au lendemain que vous avez des résultats », a défendu M. Macron, arguant aussi avoir fait des réformes à l’image de la mise en place de la police de sécurité du quotidien et des quartiers de reconquête républicaine.

« Donc, tout ça, c’est ce qui va nous permettre d’être plus efficaces dans les cinq ans qui viennent », a promis le président candidat. « L’objectif est de déployer encore plus de temps disponible sur le terrain par ses réformes, parce qu’on aura numérisé les procédures. On aura simplifié, on aura débarrassé des paperasses le temps de travail, justement, de nos policiers, nos gendarmes. C’est ce qui va permettre d’avoir des forces de sécurité renforcées dans les transports, là où il y a beaucoup d’agressions », a-t-il assuré.

Emmanuel Macron défend la réforme des retraites qu’il veut mettre en place

Interrogé sur sa réforme des retraites pour un report de l’âge à 65 ans progressivement d’ici à 2030, dont il s’est dit, lundi, « prêt à discuter du rythme et des bornes », le chef de l’Etat a d’abord justifié la nécessité de mettre en place cette réforme, selon lui :

Moi, je veux qu’on puisse continuer à financer du progrès social (…) je veux que nos retraités vivent mieux. Donc, il y a deux choses très importantes que je veux faire. La première, c’est, dès cet été, par une loi exceptionnelle pour le pouvoir d’achat, je veux qu’on puisse augmenter les retraites de 4 % [indexation sur l’inflation]. (…) Deuxième chose je veux pouvoir passer la retraite minimale pour nos retraités qui ont une carrière complète (…) comme on l’a fait pour les retraites agricoles, à 1 100 euros par mois.

« Alors, pour financer ces progrès, ces mesures de justice, je ne mens pas aux Français. Je ne leur explique pas qu’on va baisser les choses, faire des cadeaux sans expliquer comment les financer. Il est donc légitime de dire, comme on ne va pas baisser le pouvoir d’achat ailleurs en augmentant leurs cotisations, mais de dire : on va travailler un peu plus longtemps, mais on va le faire progressivement et intelligemment », a-t-il argumenté, attaquant en creux le projet de réforme de l’âge de départ à la retraite à 60 ans défendu par Mme Le Pen.

M. Macron a, par ailleurs, estimé que ses propos tenus lundi ne représentaient pas un « recul », mais « une clarification, un temps de respiration ». Quant à la critique que lui a adressée la candidate du RN en le qualifiant d’« ultralibéral », Emmanuel Macron s’en est défendu en lançant : « Il ne faut pas prendre les Françaises et les Français pour des imbéciles. Les ultralibéraux sont pour la retraite par capitalisation. (…) Moi, je tiens à la retraite par répartition qui est un trésor français ».

« Toutes celles et ceux qui sont prêts à agir à mes côtés, je les associerai au sein du gouvernement », promet Emmanuel Macron

Si Emmanuel Macron est réélu, avec qui gouvernera-t-il ? « Vous m’avez vu fonctionner durant ces cinq dernières années. Je suis le seul président de la Ve République qui a nommé deux premiers ministres qui n’étaient pas à [ses] côtés dans le combat d’il y a cinq ans », a répondu le président candidat sur TF1.

« C’est inédit, alors que j’avais une majorité à l’Assemblée. Donc, j’ai toujours fonctionné avec ce même esprit d’ouverture, de rassemblement, de dépassement », vante Emmanuel Macron, disant sa « volonté d’associer tous les talents qui ont la volonté d’agir ».

« J’ai un projet, je suis en train de l’expliquer aux Françaises et aux Français. Je suis prêt à le compléter pour aller plus loin sur certains sujets, changer la vie encore plus radicalement pour nos compatriotes. Eh bien, toutes celles et ceux qui y adhèrent, qui sont prêts à agir à mes côtés, je les associerai au sein du gouvernement », a par ailleurs annoncé M. Macron, « disant vouloir porter une nouvelle manière de concevoir les choses ».

Le président candidat a ensuite abordé sa volonté de réformer l’école et la santé, qui sont, à ses yeux, « les deux principales réformes des années à venir ». « Je veux aussi les faire d’une tout autre manière (…), avec les maires, qui jouent un rôle essentiel tant sur la santé que sur l’école. »

A l’approche du second tour, le président candidat cherche à donner des gages aux électeurs de gauche

A Strasbourg, mardi, le président candidat a fait du second tour un « référendum sur l’Europe ». Alors qu’il a obtenu des soutiens à droite, notamment celui de Nicolas Sarkozy, il cherche avant tout à donner des gages aux électeurs de Jean-Luc Mélenchon.

Lire aussi : Emmanuel Macron contraint au grand écart en vue du second tour de l’élection présidentielle 2022

Emmanuel Macron veut réformer l’espace Schengen

Emmanuel Macron aborde la question de l’Europe, lors de son interview, dans le « 20 heures » de TF1. Le président candidat veut une réforme de l’espace Schengen. « Cet espace, dont il ne faut surtout pas sortir comme l’extrême droite le propose, mais qu’il faut réformer en lui donnant d’abord les moyens de mieux protéger ses frontières extérieures », a plaidé le candidat. « Il faut mieux protéger nos frontières avec plus de forces communes et des coopérations entre nos gouvernements », estime Emmanuel Macron.

« Nous devons accélérer nos procédures », a également jugé le président sortant. « Notre ennemi, c’est la lenteur. Quand des personnes qui n’auront jamais l’asile chez nous, qui n’auront pas de titre, passent des mois, parfois des années sur le sol européen avant d’être considérées, ne pouvant pas être ne pouvant pas rester chez nous, c’est trop long », a-t-il réagi.

« La troisième chose, c’est de les reconduire dans les pays d’origine beaucoup plus rapidement », selon lui.

Emmanuel Macron fera des propositions inspirées des programmes de Jean-Luc Mélenchon et Yannick Jadot sur l’écologie dans les jours prochains, dans sa logique d’ouverture amorcée dimanche soir

Emmanuel Macron est ce soir l’invité du JT de TF1, après son adversaire Marine Le Pen hier. Alors qu’il a dit vouloir faire des concessions sur son projet de réforme des retraites (visant à repousser l’âge légal à 65 ans), au lendemain du premier tour, et s’est dit prêt à en changer les bornes et les modalités, le président candidat affirme être « prêt à écouter » les Français et à «

…. à suivre
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