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  • Société
  • Procès

Jean-Noël Etcheverry et Béatrice Molle sont jugés pour avoir transporté et possédé, en décembre 2016, des armes de l’organisation indépendantiste qu’ils avaient l’intention de détruire. Leur action avait permis de relancer le processus de paix.

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Le 16 décembre 2016, les policiers du RAID investissaient une maison à Louhossoa (Pyrénées-Atlantiques) sur la base d’un renseignement – sans doute espagnol – transmis à la Direction générale de la sécurité intérieure, le service de renseignement intérieur. Ils découvraient dans une pièce au rez-de-chaussée des caisses d’explosifs, dont 6,5 kg de pentrite, plus 910 détonateurs électriques et 1 500 détonateurs pyrotechniques, etc. En évidence, une caméra numérique sur trépied. Lors de la perquisition, les enquêteurs tombaient aussi sur des caisses d’armes et de munitions : vingt-six armes de poing, douze pistolets-mitrailleurs, huit fusils d’assaut, 3 400 munitions. Largement de quoi relancer la lutte armée au Pays basque, en sommeil depuis la décision de l’ETA, l’organisation indépendantiste basque armée, de décréter un cessez-le-feu permanent et de renoncer au combat en 2011.

Sauf que les enquêteurs découvrent aussi sur place une fraiseuse et une disqueuse, ainsi qu’une abondante documentation, dont des échanges de courrier avec l’ETA : tout indique, sans ambig